À Fombap lezap, groupement situé dans l'Ouest du Cameroun aux pieds des montagnes verdoyantes, la culture du manioc constitue un héritage précieux transmis de génération en génération.
La récolte à la main
Au lever du jour, les cultivateurs se rendent dans leurs plantations perchées sur les collines. Les tubercules de manioc, bien ancrés dans la terre fertile, sont déterrés avec précaution à l'aide de houes traditionnelles pour ne pas abîmer les racines. Une fois extraits, les tubercules sont rassemblés puis chargés sur des charettes à bras pour être acheminés le long des routes de la localité.
La transformation artisanale
Arrivé au village, le manioc entame son processus de transformation, véritable savoir-faire familial où chaque membre trouve sa place :
L'épluchage et le lavage : Les épluchures s'accumulent au sol pendant que les enfants et femmes épluchent méticuleusement la peau brune des tubercules pour en dégager la chair blanche.
Les tubercules sont lavés et trempés dans des grands récipients pour une durée d’au moins 3 jours.
Le soleil ici joue un grand rôle dans la fermentation du manioc tremper.
La fabrication des produits finis : Selon les recettes ancestrales, le manioc est transformé en une multitude de produits locaux :
Le couscous manioc .
Le wata-fufu.
Cette chaîne de travail partagée réunit anciens et jeunes enfants, assurant la pérennité d'une tradition agricole vivante et la vitalité économique de la communauté.
Une question se pose pourquoi uniquement les deux dérivés ?
Pourquoi uniquement le wata-fufu et le couscous manioc ?
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